Vidéoformes, résidence de recherche 2017-2018

nicolas_tourte_residence_videoformes_2017

nicolas_tourte_residence_videoformes01__2017

nicolas_tourte_flux_parallax_2017

Vues d’atelier

A place to BEEP / Mémorial de Montormel

Cemetary revolution, 2017
Sculpture / Bois / Prototype / Dimensions variables

Line up, 2017
Installation / Charbon de bois et marbre blanc / Dimensions variables

xyz, 2017
Installation / bois et matériaux divers / Dimensions variables

nicolas_tourte_cemetery_revolution_01_2017

nicolas_tourte_line_up_2017

xyz

Crédit photo : Nicolas Tourte, Valentin Tyteca

In the gallerist’s mind / Galerie Valérie Delaunay

Exposition collective

Avec :

Rachel Labastie, Léa le Bricomte, Nicolas Tourte, Art Orienté Objet, Cécile Hug, Aurelie dubois, Joel hubaut, Odie chaavkaa, odonchimeg Davaadorj, Barbara Navi, Jessy Deshays, Corine borgnet, Daniel Spoerri

A place to BEEP / Mémorial de Montormel-Coudehard

nicolas_tourte_cemetary_revolution_2017
Visuel : Cemetery revolution, 2017

A place to BEEP
Vernissage le 5 juillet à 18
05/07/201703/09/2017 – Mont-Ormel (Mémorial de Montormel-Coudehard)

Ma première visite au mémorial remonte à l’année dernière, j’ai furtivement fait glisser mon regard sur les différents endroits du site. Ce qui m’a marqué comme bien d’autres, j’imagine, c’est de recomposer mentalement un étale de chair morte recouvert d’un épiderme diptèrien, bouillonnant et foisonnant, me renvoyant à cette « neige » partiellement constituée par le rayonnement cosmologique fossile, dit-on, qui apparaît sur un moniteur lorsque le signal « manque ».

Cemetery revolution

Dans cette proposition en demi tore, il s’agit d’évoquer la géométrie des cimetières de guerre que l’on croise au bord des routes, lors de divers trajets.
Pendant ces travellings, si on ne se concentre pas sur la discontinuité de la ligne blanche, la persistance rétinienne offre à l’alignement des formes une perspective mouvante, cet effet me pousse à imaginer une surface praticable à l’infini. Un dédale dans lequel l’issue n’est pas le dessein, mais une redécouverte perpétuelle de l’horizon. J’ai d’abord songé à extruder les faces polygonales d’une sphère issue d’un logiciel 3d. Puis repensant aux diverses phases de la vie d’un insecte, mon intention s’est muée en l’évocation du stade larvaire.
J’imagine désormais cette forme tournant lentement sur elle-même, de son périmètre central, les masses extrudées réduisant les espaces « interstellaires » de révolution en révolution.

Remerciements : Le Dôme, FABLAB / CAEN

Black Box(es) Centre d’art Faux Mouvement



Vernissage le 06/07 à 18h

du 6 juillet au 22 octobre 2017

Centre d’art Faux Mouvement
(Place Saint Louis)
4 rue du Change – 57041 METZ CEDEX / France

nicolas_tourte_black_box_faux_mouvement

Avec : Betty Beier, Arvid Boecker, Laura Delvaux, Rohan Graeffly, Philipp Hawlitschek, Joël Hubaut, Julie Luzoir, Anke Mila Menck, Charles Myncke, Patrick Nardin, Claudia Passeri, Armand Quetsch, Mary Audrey Ramirez, Nicolas Tourte, Steve Veloso et Monique Voz.

BLACK BOX(ES)

Paysage. Fiction de la matière, matière à fiction

Paysage. Fiction de la matière, matière à fiction

Du 9 au 25 juin 2017
Vernissage le vendredi 9 juin à partir de 18h00

Plateforme / 73 rue des Haies 75020 Paris
Du mercredi au dimanche de 14h30 à 19h30 et sur rendez-vous.

Commissariat : Jean-Baptiste Guey

Avec : Jean-Michel André, Anaïs Boudot, Amélie Labourdette, Olivia Lavergne, Lawand,
Julien Lombardi, Benjamin Ottoz, Raphaelle Peria, Charles-Henri Sommelette,
Nicolas Tourte.

__

Héritée de la tradition picturale, la notion de paysage désigne un territoire naturel saisi puis transformé par l’esprit humain, au point de coïncidence de la réalité concrète et du travail de l’imaginaire. Elle organise ainsi le passage de la perception de la nature à sa représentation fantasmée, et, en retour, celui de l’image mentale à sa traduction sur un support concret. L’exposition « Paysage. Fiction de la matière, matière à fiction » rend précisément compte de cette double plasticité du paysage, physique et psychique, en l’articulant au médium de la photographie.

Les onze artistes réunis y proposent une vision de la nature déformée par leurs regards intérieurs, contaminée par les pulsions, les abstractions et les accidents de l’imagination. Emancipée de sa fonction documentaire tout en restant ancrée dans la matière réelle, la photographie y révèle son potentiel narratif et fictionnel, déployé à partir de ses ambiguïtés formelles.

Extrait du texte de Florian Gaité

14 SECONDES

116 Centre d’art contemporain
116, rue de Paris, 93100 Montreuil

vernissage le 18 mai à partir de

 DU 18 mai au 14 juin 2017

Sur une proposition de Marie Deparis-Yafil et Corine Borgnet Avec :

Rodolphe Baudouin, Christian Berthelot, Corine Borgnet, Emilie Brout & Maxime Marion, Bryan Crockett, Gael Depauw, Jessy Deshais, Charles Dreyfus, Joël Hubaut, Fred Mars Langlois, Gabriel Léger, Malachi Farrell, On Kawara, Fabien Léaustic, Léa Le Bricomte, Laurent Pernot, Axel Phalavi, Emmanuel Régent, Benjamin Renoux, Mai Tabakian, Tata Jacqueline, Nicolas Tourte, Haythem Zakaria

Ceci n’est pas un texte critique / Luc Brou / Catalogue de l’exposition Visions intermédiaires

Ceci n’est pas un texte critique

Tel un chargé de projet de l’expérience en magasin explorant les allées du bureau des questions du futur, j’arpente les espaces imaginaires de Nicolas Tourte, dont la malice dans le regard se coordonne à une forme douce-amère de mélancolie, pas noire, légère, élégante, à la façon d’un Tristram Shandy1.
Je suis un marcheur du ciel, j’écoute la voix détournée de Rickie Lee Jones par The Orb dans Little Fluffy Clouds2 : «  Il y avait toujours des petits nuages cotonneux, c’était beau, en fait c’étaient les plus beaux ciels. Les couchers de soleil étaient pourpre, rouge, jaune et les nuages se saisissaient des couleurs. J’avais l’habitude de les observer tout le temps quand j’étais enfant.  »
Les nuages me portent aussi haut et loin que je peux aller et Julie Kristeva3 me glisse à l’oreille qu’il y a un besoin de croire qui précède le désir de savoir.
En 1787, le Suisse Horace-Bénédict de Saussure a tenté l’inverse en inventant le cyanomètre, instrument capable de mesurer la profondeur du bleu du ciel afin de prédire le temps et dont aujourd’hui il reste la poésie. Il voulait rapporter un échantillon du ciel. Comme l’écrivait Henry David Thoreau dans sa correspondance à Ralph Waldo Emerson : «  Dieu merci ils ne peuvent pas abattre les nuages  »4
Il aurait pu tout aussi bien signer Le Manifeste du nuage5 :
Nous croyons que les nuages sont injustement dénigrés et que la vie sans eux serait incommensurablement pauvre.
Nous jurons de combattre la pensée «  ciel-bleu  » partout où nous la trouverons.  La vie serait insipide si nous devions regarder chaque jour des ciels sans nuage.
Nous cherchons à rappeler aux gens que les nuages sont l’expression de l’état d’esprit de l’atmosphère, comme celui d’une personne.
Nous croyons que les nuages sont faits pour les rêveurs et que leur contemplation enrichit l’âme. En réalité, tous ceux qui distinguent des formes dans les nuages économiseront de l’argent en évitant une psychanalyse.
Et donc nous disons à ceux qui veulent l’entendre :
Levez les yeux, émerveillez-vous de l’éphémère beauté, et toujours se souvenir de vivre la tête dans les nuages !

Alors me revient en mémoire des images furtives de Magritte6.
La poésie des nuages.
Ou de Mister Chance7 marchant vers eux dans un ciel d’hiver.
Les nuages, mon temps s’y glisse, c’est l’observatoire de mes divagations, là où se perchent mes amis. Le ciel bleu est une salle d’attente vide. Celui qui vient, peut-être est-ce le plus beau, le plus soyeux au regard, une nappe d’une extrême délicatesse qu’un souffle pourrait déchirer. Ses formes rappellent une voile sous un vent léger, à peine une brise, le contour est irrégulier, des débuts de lambeaux car il s’effondre sur lui-même, comme s’il était soumis aux identiques lois de la matière, c’est un trou blanc au fond duquel perce le bleu.
Les nuages sur un parapluie, un cours d’eau infini, un toit brisé ouvert sur le ciel, Nicolas Tourte fait renaître le plaisir de l’enfance, ces moments de magie composés d’images en mouvement comme une proposition foraine, naturelle et naïve, veut-on croire, nous savons que c’est pour de faux mais comme dans le théâtre d’objets, ce qu’offre son travail ne se dissimule pas, tout y est donné, ludique et joyeux…
Dans sa thèse sur l’(A)pesanteur et art contemporain, Mathilde Jouen8 cite Gilles Lipovetsky dans De la légèreté : « À l’évidence, l’art contemporain s’emploie à prolonger la conquête millénaire de la légèreté esthétique. Aujourd’hui comme hier, s’exerce la fascination de l’aérien consubstantielle à l’esprit humain, l’attrait poétique que représente ce qui nous délivre de notre poids. » Cela convient, délicatesse des images et légèreté donnée aux éléments mais Nicolas Tourte distille le doute en usant d’un humour aussi discret que féroce, relevant typiquement du non-sens, qui suscite d’abord l’amusement puis qui, à force de décalages, dévoile un état possible du réel par l’absurde.
Face à la ludification de notre environnement quotidien, il propose un miroir déformant qui tord le sens commun de nos perceptions au sein d’un parcours dont on ne peut s’échapper. Drôle et inquiétant.

«  Infini, quand tu nous tiens…  »

Luc Brou

1 Sterne Laurence, La Vie et les Opinions de Tristram Shandy Gentleman, (1759-1767), Gallimard, 2012.
2 The Orb, Little Fluffy Clouds, http://www.theorb.com
3 Les nouveaux chemins de la connaissance, conférence de la Sorbonne, 03/02/2017, https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/lannee-vue-par-la-philosophie-55-luniversel-lepreuve-du-mal
4 Thoreau Henry David, Emerson Ralph Waldo, Correspondance (1837-1863), Éditions du Sandre, 2009.
5 https://cloudappreciationsociety.org/manifesto/
6 http://www.magritte.be
7 Ashby Hal, Being There, avec Peter Sellers (1979).
8 Jouen Mathilde, (A)pesanteur et art contemporain (thèse), Université de Paris 8, Esthétique, Sciences et Technologies des arts, 2016

Visions intermédiaires / Château d’Hardelot

nicolas_tourte_visions_intermediaires_lupanar

VISIONS INTERMEDIAIRES / Château d’Hardelot
Exposition personnelle

– Dans l’espace d’exposition temporaire : l’installation vidéo monumentale LUPANAR, 2015.
– En dialogue avec les salles du château, une série de dispositifs vidéo (2009 – 2017)

Du 25 mars au 8 octobre 2017
Vernissage le samedi 25 mars à 11h

Safra’Numériques

nicolas_tourte_pete_and_repeat_11

Safra’Numériques, festival axé sur la découverte des arts numériques et des nouvelles technologies.
du 7 au 11 février 2017.
SAFRAN
3 Rue Georges Guynemer, 80080 Amiens