Divaguer, 2024 Installation vidéo sonore 400 x 60 x 120 cm Coproduction Groupe A Cooperative Culturelle / Pont du Gard / Échangeur 22 / Pictanovo / Moine menuiserie / Videoformes / Station Mir. Vue de l’exposition Sous les pixels, la matière/ Site du pont du Gard 2024-2025
Cascada, 2025 (détail) Installation vidéo, dimensions variables Béton, projection vidéo et son Vue de l’exposition Open sources / Zebra 3, Fabrique Pola
Time to adapt / Œuvre dans l’espace public / Installation de l’œuvre Détroit prévue en Juin 2025 dans le parc Danel, ville de Loos. Une création de Nicolas Tourte réalisée dans le cadre de T2A, auprès de la ville de Loos. Une production du Groupe A – Coopérative culturelle – Commissariat de Pascal Marquilly. Projet mené en collaboration avec Métropole Européenne de Lille et d’autres partenaires, notamment les villes de Loos et de Ville de Lille, dans le cadre de l’appel à projet européen European Urban Initiative – Innovation Action (EUI-IA), porté par l’initiative New Bauhaus. Visuel : Détroit, 2025 / Simulation n°08 / Esquisse n°3 / Dimensions : 400 x 350 x 300 cm / Bois et acier.
Une enseigne publicitaire déchue, fondant comme neige au soleil, conçue dans l’idée d’une contemplation du désastre. __ Co-production : Échangeur 22 / Pont du Gard / Groupe A Coopérative culturelle / Pictanovo / Vidéoformes / Menuiserie Moine Son : Rodolphe Collange __
Fondation / Texte de Pascal Marquilly écrit en 2024 dans le cadre de l’exposition « Sous les pixels, la matière » / Pont du Gard
Les glaces ne sont plus éternelles. Celles des glaciers de montagnes partout dans le monde disparaissent à vue d’œil tout comme celles des banquises. D’un côté les scientifiques s’alarment de la fonte des glaces et avertissent des conséquences néfastes à venir très rapidement, de l’autre les gouvernements et les entreprises ouvrent de nouvelles voies d’exploitations, de nouvelles routes commerciales à travers les banquises, et le pôle Nord fait de nouveau l’objet d’enjeux géostratégiques à hautes tensions. Alors que l’on voit un monde disparaitre, la fonte des glaces n’est pas sans effet délétère sur les écosystèmes, on s’empresse déjà d’en conquérir les ruines… On sait aussi le rôle prépondérant que jouent les banquises sur les équilibres climatiques, notamment sur la circulation océanique. La diminution de ses vastes langues glacées amènera indéniablement son lot de catastrophe qui viendront s’ajouter à celles en cours.. Tout se passe comme si nos sociétés, lancées dans une course effrénée aux profits et à l’abondance pour quelques uns et à l’exploitation et à la servitude pour une grande majorité, avaient, probablement inconsciemment, décidées de leurs fins, de leurs effacements, de leurs disparitions. Ainsi les fondations sur lesquelles elles reposent semblent se désagréger. Elles fondent comme neige au soleil. Je pense aussi au roman de science fiction de Isaac Asimov : FONDATION. Je ne peux m’empêcher d’espérer qu’une science, comme celle de la psychohistoire, qui prédisait dans l’œuvre la chute de l’Empire au 25 millions de mondes habités, et qui pouvait réduire par ses prédictions la longue période de barbarie qui immanquablement suivrait, évaluée à 30 000 ans à seulement 1000 ans, en regroupant toutes les connaissances et les savoir de l’humanité, puisse nous sortir de l’impasse dans laquelle nous nous enfermons. C’est là un rêve d’enfant, il va sans dire. Je m’amuse ici à confronter ses rêveries à la dureté d’une réalité où les représentations du désastre en cours en seraient publicitaires, comme si l’on essayait de nous vendre en même temps un monde rêvé et sa fin brutale. J’imagine le contexte de cette œuvre comme si elle était installée dans une grotte, ou une caverne. Comme si elle se référait à la mise en scène de l’allégorie de la caverne de Platon. Comment fonder une réflexion épistémologique sur les origines de la connaissance et comment en tirer le meilleur parti – celui d’une humanité dégagée de son Hybris.
Entrailles, 2024 Installation vidéo Dimensions : ø 250 cm / 20 cm Projection vidéo, contreplaqué, matériaux divers, dispositif sonore Son : Rodolphe Collange
Coproduction : Groupe A Cooperative Culturelle / Pont du Gard / Échangeur 22 / Pictanovo / Moine menuiserie / Videoformes / Station Mir. Vue de l’exposition Sous les pixels, la matière/ Site du pont du Gard 2024-2025
Projet art & science IEAC / Groupe A Coopérative culturelle Visuel : Ondes stéréoscopiques, 2024 (détail du diptyque) / Marbre Lunel / 100 x 100 x 3 cm Vernissage restitution : 25 juillet 2024 de 18h à 21h
En septembre 2024, j’aurai le plaisir de présenter un ensemble de pièces sur le stand de la Root K Gallery / Tokyo à la KIAF / Séoul, Corée. Du 4 au 8 septembre 2024 Remerciement : ECHANGEUR // 22
L’exposition propose un parcours d’art bouillonnant par le prisme de grands artistes de notre temps et d’artistes émergents, habités par la prise en compte du vivant, de la planète pour une meilleure cohabitation entre l’homme et la nature, ainsi que par les perspectives ouvertes par l’intelligence artificielle.
Exposition visible du 30 mars au 30 avril puis du 1er octobre au 11 novembre : 10-18h Du 1er mai au 30 septembre : 10h-19h
Château du Rivau 9 rue du Château 37120 Lémeré
Ainsi, dans le château, un parcours sensible invite à une approche visuelle et sensorielle des œuvres de David Altmejd, Carlos Aires, Elodie Antoine, Gilles Barbier, Pauline Bazignan, Romain Bernini, Bianca Biondi, Michel Blazy, Corine Borgnet, Sylvain Ciavaldini, Bryan Crockett, Hélène Delprat, Marie Denis, Matthieu Dufois, Richard Fauguet, Paul Fraier, Raymond Hains, John Isaacs, Laurie Karp, Christian Marclay, Filip Markiewicz, Eugenio Merino, Robert Montgomery, Meret Oppenheim, Laurent Pernot, Till Rabus, Antoine Roegiers, RU Xiao Fan, Mat Saunders, Jeanne Suspuglas, Rikrit Tiravanija, Nicolas Tourte, Jean-Luc Verna et le duo Broadbeck et de Barbuat.
Voilà plus de vingt ans que Nicolas Tourte photographie des fragments de paysage qu’il ordonne ensuite par strates, dressant des vues en coupes géologiques. Ces photomontages avoisinant les trois cent semblent aborder tant la formation de notre Terre que la variété des érosions ou des exploitations qu’elle subit. On y aperçoit des traces de passages, celui du temps tout autant que ceux des bêtes, ou encore ceux des hommes et de leurs machines. Les jeux de lignes, de coupes, de veines, de tranches révélant le métamorphisme des roches et des sédiments nous donne à voir des motifs complexes qui constituent par leur juxtaposition une sorte de catalogue graphique des mouvements de la croute terrestre.
Ces vues stratigraphiques organisent une accumulation forcenée de signes recomposées, passées à la moulinette ou au presse purée, contraignant l’image de la même manière que les temps géologiques ont contraint la surface terrestre, se faisant dresser les montagnes et creuser les océans. Il y a là dedans des forces telluriques pétrissant et triturant les couches jusqu’a rendre courbe et flasque toute matière, coulant et s’étalant comme un trait de peinture lentement brossé. Ce sont des architectures naturelles improbables qui redessinent l’écorce terrestre pour mieux l’appréhender, s’approchant peu ou prou des échelles temporelles qui les ont façonnées et dont nous sommes exclus tant notre existence sur cette terre se réduit comparativement à peau de chagrin.
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, nous conseillait Nicolas Boileau, comparant le travail du poète à celui minutieux de la couturière. Ce vers prendra toute sa dimension en regard de l’accumulation répétitive mise en œuvre. Comme s’il s’agissait de revenir sans cesse à la même besogne pour s’assurer que ni le temps passé ni les gestes répétés ne laissent fuir les âges, comme si la répétition inlassable du même dispositif permettrait d’en comprendre le mécanisme, ou du moins d’en conjurer les effets. On pensera au mythe de Sisyphe, roulant éternellement une lourde pierre ronde, mais qui ici creuserait un sillon transperçant profondément la roche à tel point que la colline en serait traversée de part en part puis creusant encore à tel point que cette même colline s’inverserait dans les tréfonds. Ce qui est dessus se retrouverait en dessous. Ainsi s’érigent ces murailles comme autant de demeures mises sens dessus dessous, notre maison commune, la Terre, soudainement mise à nue et secouée, ébranlée et découpée, autant de pièces éparses que l’on visite hagard, et dont les motifs des tapisseries et autres ornementations murales nous rappellent la splendeur d’un spectacle millénaire dont nous ne saisissons qu’une infime partie.
Pascal Marquilly
Texte écrit pour l’exposition « Terrain vague » à la Sécu (espace d’art contemporain) et le projet art-science « IEAC » janvier 2024
Exposition du 13 janvier au 9 mars 2023 visible mercredi et jeudi de 14h à 18h puis vendredi et samedi de 14h à 19h
Vernissage vendredi 12 janvier à partir de 18h30, repas ‘‘after’’ à 20h30 La Sécu : 26, rue Bourjembois_59800 Lille / Métro Five
Terrain vague /
Une friche peut devenir un champ des possibles, un sol fertile. La terre, un terrain, du terreau, le bois, autant de matière pour une galerie d’objets aux formes insolites, multipliées, détournées. La vague est une forme, le vague une forme de liberté.Stratifications, sédimentations, séquences, séries, une compilation d’images aussi concrètes que pénétrantes jonche le périmètre. L’espace se resserre sans jamais enfermer puisqu’il est cycle, boucle, il se parcourt, s’arpente, se contracte et séduit, peut-être. Virginie Jux
Le Couloir / 19 rue du Curoir _ 59100 Roubaix Vernissage vendredi 8 décembre à 18h Exposition visible également le samedi 9 déc. de 14h à 23 h et dimanche 10 déc. de 14h à 20h
Avec : Corine Borgnet, Émilie Breux, Martin Coiffier, Mathilde Coq, Béatrice Meunier Dery, Marie-Noëlle Deverre, Thomas Ferreira, Rohan Graëffly, Virginie Jux, Stéphanie Kerckaert, Guillaume Krick, Christophe Loiseau, Pascal Marquilly, Raphael Morère, Jérôme Progin, Théo Romain, Nicolas Tourte, Hervé Waguet
Vernissage le jeudi 30 novembre 2023 de 18h à 21h H gallery / 39 rue Chapon – 75003 Paris Exposition du 30 novembre 2023 au 13 janvier 2024, du mardi au samedi de 13h à 18h ou sur rendez-vous
Avec : Inara Bagirova, Rodolphe Baudouin, Corine Borgnet, Matthieu Boucherit, Katia Bourdarel & Sylvain Ciavaldini, Clara Bryon, Céline Cléron, Léonard Contramestre & Clémence Elman, Bryan Crockett, Jessy Deshais, Elise Morin, Barbara Navi, Prune Nourry, Daniel Nicolaevsky, Jeanne Susplugas, Nicolas Tourte
Avec : Black Void, Elliot Woods, Jeanne Susplugas, Jérémy Griffaud, Kimchi & Chips, Matthew Shreiber, Maurice. Benayoun, Mimi son, Nicolas Tourte, Olga Kisseleva, ORLAN, Paolo Scoppola, Pia MYrvold, SHIMURAbros, Stéphane THIDET, Tony Brown, Yann Minh
L’escalier est un cadre idéal pour une bonne mauvaise chute. Monter ou descendre, une marche à la fois, regarder où mettre les pieds. En revanche la chute d’eau ralentit la progression, elle s’écoule à contre sens comme une évocation du mythe de Sisyphe ou de l’éternel recommencement. Le mouvement est à la fois dans l’architecture de l’escalier, dans l’écoulement de l’eau qui se répand et dans le pas. Comment ne pas songer au “Nu dans l’escalier“ de Duchamp avec l’idée d’un surgissement possible puisqu’une projection est à l’œuvre. Cet espace a une forte connotation romantique dans l’imaginaire culturel collectif mais face à cette montée des eaux à laquelle l’humanité n’échappera pas, l’impression et le référentiel basculent et bousculent. Cependant la poésie demeure intacte.
GAME OVER Vernissage samedi 4 novembre 2023 à partir de 14h Ferme du rond chêne / 58 rue du Culot, Tourinnes-La-Grosse 1320 Puis 5 au 26 novembre 2023. Commissariat : Rohan Graëffly Avec : Rémi Tamain, Klaus Verscheure, Denmark, Claude Cattelain, Nicolas Tourte, Christine Mawet, Franck Christen, Christian Andersson, Jérôme Considérant